Madras

Extrait de la vidéo «Prière de Femmes», première manifestation du projet Madras de Nadia Aït-Saïd, réalisée dans le cadre du projet Offrandes, projet sur l’art autochtone, Mawita’jig, Centre d’artistes Vaste et Vague, Carleton-sur-Mer (QC), 2012, en collaboration avec la commissaire France Trépannier et la vidéaste Estelle Marcoux.

MADRAS est un projet participatif guidé par un geste de partage, de circulation et d'offrande qui prend la forme d'une collecte de foulards. Il a été initié en 2011 lors d'un voyage en Algérie et se poursuit depuis au gré des foulards collectés en personne ou par voie postale.


La collection attentive de ces dizaines de foulards à travers le monde est destinée à s'étendre à des milliers pour composer une installation qui sera la trame d'un récit sensible où chaque foulard  a son histoire, son sacré, son secret. Avec ce geste de se départir d'un foulard, Nadia Aït-Saïd invite chacun des participants à s'affranchir symboliquement d'un voile intérieur.


Un madras est une étoffe à chaine de soie et coton de couleurs vives. Il rappelle le ver à soie à l'origine de  sa  fabrication : en faisant le lien au ver à soie, Madras poursuit le processus de libération qu'évoque la mutation vivante du ver qui se transforme de la chrysalide au papillon.


Le foulard est également un objet simple et significatif sur le plan social, politique et culturel : qu'il s'agisse du voile religieux, de l'écharpe utilisée par coquetterie, du foulard porté par la personne atteinte de cancer ou par marque d'identité culturelle, il sera utilisé symboliquement dans ce projet pour faire résonner ces sens multiples et ouverts.


Tenir feu et lieu


Pour le premier volet matériel du projet continu intitulé Madras, Nadia Aït-Saïd a investit la saison hivernale Tenir feu et lieu. TENIR FEU ET LIEU fait partie de la programmation spéciale  LA CONCORDANCE DES TEMPS qui s'inscrit dans les célébrations du 250e anniversaire de Carleton-sur-Mer.